Les signes et les mutations

Divination chinoise « Les signes et les mutations »

Présentation du livre « Les signes et les mutations » de Wang Dongliang édité par l’Asiathèque (1995)

Cet ouvrage érudit présente rien moins qu’une mise à jour du célèbre Yi-King par un spécialiste enseignant chinois à Paris VIII à la lumière d’un document découvert en 1973 dans un tombeau des Han datant de – 168 de notre ère. Il s’agit des manuscrits sur soie de Mawangduie qui ont été longuement étudiés par un universitaire chinois du Shandong, éminent spécialiste du Livre des Mutations.

Cette nouvelle version du texte canonique, traduite par Wang Dongliang, apporte une vision plus exacte que le texte connu jusqu’alors présenté par le livre de Richard Wilhelm aux Editions Médicis, pourtant reconnu comme le texte le plus digne de confiance. En effet, comme le souligne l’auteur, le texte tel que transmis en Occident résulte de traductions mal faites, parfois modifié par des personnes ignorant même le chinois. Il relate la genèse du Yi-King, à travers l’archéologie, et son histoire intimement liée à celle de la Chine,  pour livrer une version différente des signes et de leur interprétation. Ainsi, ce document fondateur de la pensée chinoise retrouve une nouvelle jeunesse grâce au travail d’adaptation en chinois moderne de Lin Dajun.

Dans sa première partie, l’auteur expose les origines du Yi-King, et le lien étroit qu’entretient la divination avec  la civilisation chinoise, à travers les  supports successivement utilisés : l’ostéomancie, la chéliniomancie et l’achilléomancie. Au stade de l’utilisation des achillées, on atteint la méthode chiffrée des hexagrammes, alors que jusque-là, on se servait des écailles de tortue en les brûlant. Avec la chéliniomancie commence la rationalisation de la divination, quand les préposés vont conserver les pronostics afin de pouvoir vérifier leur justesse en fin d’année. Ces formules divinatoires vont se regrouper en plusieurs livres pour donner in fine naissance au grand Livre des Mutations.

Les soixante-quatre hexagrammes sont inséparables du Grand Commentaire, leur interprétation traditionnelle. Ce texte canonique a fait l’objet par l’auteur d’un patient travail de synthèse des interprétations existantes, en tenant compte du souci du consultant d’obtenir une réponse la plus claire possible. Ainsi dans sa seconde partie, Wang Dongliang livre sa traduction du chinois moderne, tel qu’adapté par son collègue chinois, dans une version complètement rafraîchie des commentaires.

Chaque texte est présenté dans le texte sous trois formes : la version du manuscrit de Mawangdui, le texte canonique et l’adaptation en chinois moderne, de sorte que les sinologues puissent s’y référer sur la page gauche. La traduction française figure sur la page droite en regard et livre le commentaire de l’hexagramme dans sa nouvelle authenticité.

Loin de s’adresser uniquement aux étudiants en langue chinoise ou aux Chinois eux-mêmes, ce livre fournit un outil de première qualité aux pratiquants  de cet art divinatoire, de même qu’une source de connaissance précieuse aux amoureux de la civilisation chinoise, dont le Yi-King constitue un fondement incontournable.

 

 
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Les signes et les mutations
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