géomancie

La géomancie

La géomancie fait partie des arts divinatoires les plus anciens et les plus répandus sur le globe parce qu’elle ne nécessite pas d’instrument : il suffit de tracer des traits dans la terre avec un doigt ou une baguette. Pas de support comme les cartes pour la voyance. On peut rendre les choses plus sophistiquées en utilisant un crayon et du papier, mais à l’origine, seule la terre ou le sable, et la main suffisaient. Naturellement, l’homme demeure l’intermédiaire à travers lequel se manifeste le message. Il est question là encore de s’ouvrir à l’Au-delà du monde matériel, de se brancher sur les Annales Akashiques, ou d’être inspiré par ce qui est supérieur de sorte à répondre à une interrogation. Par conséquent, la préparation psychique est nécessaire, ainsi que la façon de poser la question, afin d’obtenir une réponse claire.

Le tracé des figures géomantiques

Cette méthode divinatoire consiste à tracer des traits pour obtenir des figures : quatre fois quatre lignes qui constituent les figures-mères, d’après lesquelles découleront les autres figures, douze en tout, qui composent l’écu géomantique. L’analogie avec l’astrologie et ses douze Maisons ne s’arrête pas là : chacune des seize figures correspond à une planète, et un élément, outre ses propriétés. Chaque Maison correspond à un signe zodiacal (Maison 1 est au Bélier) selon Robert Fludd. Cet auteur considère les aspects entre Maison, comme en astrologie : la Maison 1 est opposée à la Maison 7. Il considère également les angles des Maisons : les Maisons 1, 4, 7 et 10 sont d’une importance supérieure aux autres, les cadentes et les succèdentes, où les figures sont plus faibles. Les passations des figures ont également leur importance. On trouve d’autre part des analogies avec le Yi-King, en raison du caractère binaire des figures, composées d’un trait/point ou de deux traits/points.

Il convient de tracer les figures « mères » en premier lieu, suivant le modèle de la longueur des doigts de la main, sans compter les traits ou points toutefois, après avoir fait le vide dans son esprit.  De ces figures mères sont issues les filles, puis sur le rang inférieur, les nièces, jusqu’au troisième niveau, celui des témoins, passé et futur, puis le 4e niveau, celui du juge. En traçant de gauche à droite et de bas en haut. Robert Fludd et Alain Le Kern ajoutent la sentence, obtenue par l’addition entre la figure 1 et le Juge.

Les appellations des figures en langue arabe, hébraïque et grecque, sont indiquées par Catherine Aubier. L’interprétation de l’écu géomantique et de ses dérivés -Robert Fludd conseille de tirer trois nouvelles figures en cas de réponse embrouillée- demande de connaître parfaitement les significations des figures et des Maisons. Leurs correspondances s’avèrent pertinentes selon les domaines visés par les questions : que ce soit la mesure de temps, la météo, le gain, les sentiments, chaque figure possède une propriété, une signification ou un symbolisme correspondant. La géomancie est en effet capable de répondre aux interrogations les plus variées de façon rapide, et les figures du quatrième étage, les témoins et le juge donne une réponse condensée. La sentence symbolisant la satisfaction retirée par le questionneur.

A noter que dans certains pays la géomancie est aussi utilisée pour la confection de talismans. Les figures sont en effet à considérer comme une forme d’alphabet, avec, à l’instar de l’alphabet hébraïque, une puissance vibratoire propre à chaque élément (lettre) et à l’ensemble (mots et phrases). Si le sujet vous intéresse, nous aborderons tout cela dans de prochains articles.

 

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