Qu’est-ce qu’un égrégore en magie ? Définition, fonctionnement et dangers

Une aspiration profonde pousse l’humanité à lever le voile sur les mystères du monde, à interpréter les signes cachés et à appréhender les forces invisibles qui structurent le cosmos. C’est cette quête intemporelle qui donne naissance à l’ésotérisme, un vaste océan de connaissances traditionnelles, de symboles puissants et de pratiques spirituelles. Bien plus qu’un simple ensemble de croyances curieuses, l’ésotérisme représente une voie d’exploration intérieure, une carte pour naviguer dans les profondeurs de la conscience et du cosmos. Il invite à regarder au-delà des apparences, à connecter les mondes visible et invisible, et à retrouver un sens du sacré dans notre existence quotidienne. Que vous soyez un chercheur curieux ou un pratiquant aguerri, ce voyage à travers les arcanes du savoir caché vous ouvre les portes d’une sagesse transformatrice, où chaque symbole, chaque rituel et chaque enseignement est une clé pour se redécouvrir soi-même et harmoniser son être avec le grand Tout.

La force invisible qui nous lie : plongée au cœur des égrégores

Imaginez l’électricité palpable dans un stade bondé lors d’un but décisif, la puissance unificatrice d’une marche silencieuse, ou l’intensité concentrée d’un cercle en prière. Ces moments transcendent la simple somme des individus présents ; ils témoignent de la puissance réelle des croyances et des émotions collectives. Cette force a un nom dans les traditions ésotériques : l’égrégore. Bien plus qu’une simple métaphore, l’égrégore est conçu comme une entité ou un champ énergétique autonome, né et constamment realimenté par les pensées, les émotions répétées et les intentions focalisées d’un groupe. Il devient une forme-pensée collective douée d’une certaine vie propre, influençant en retour ceux qui l’ont créé. Ce concept n’est pas marginal ; il est central pour comprendre la dynamique des pratiques magiques et spirituelles, où il sert de réservoir de puissance et d’interface avec le subtil. Mais il opère aussi, de manière souvent invisible, au sein de tout groupe structuré : une religion avec ses rites, une nation avec ses symboles, ou un mouvement social avec ses idéaux partagés. Dans cet article, nous explorerons ensemble les origines de cette notion fascinante, les mécanismes précis par lesquels un égrégore naît et se renforce. Nous dresserons une typologie de ces entités collectives, avant d’analyser leur profonde influence sur les individus qui y participent, consciemment ou non. Enfin, nous aborderons les méthodes de protection et d’utilisation consciente de ces forces, pour naviguer dans cet océan d’influences invisibles avec discernement et responsabilité. Préparez-vous à découvrir comment nos connexions les plus profondes tissent une toile de réalités tangibles, où l’esprit collectif prend une forme qui, à son tour, nous façonne.

Aux racines du concept : étymologie et définitions

Pour véritablement saisir la portée d’un concept, il est essentiel de retourner à sa source linguistique et d’en explorer les définitions fondatrices. Le mot « ésotérisme » lui-même puise ses racines dans le grec ancien esôterikos, dérivé de esô signifiant « à l’intérieur ». À l’origine, ce terme désignait un enseignement réservé à un cercle restreint d’initiés, par opposition aux doctrines exôterikai, ouvertes au public. Cette distinction fondamentale entre un savoir caché, profond, et un savoir divulgué, superficiel, constitue le socle même de la notion. Au-delà de cette étymologie, définir l’ésotérisme reste un exercice complexe, car il englobe un vaste champ de traditions et de pratiques. De manière générale, on peut le concevoir comme un courant de pensée qui postule l’existence de réalités cachées derrière le monde apparent, accessibles par la connaissance symbolique, l’intuition ou l’initiation. Il s’articule souvent autour d’idées de correspondances entre le microcosme et le macrocosme, d’une conception vivante et énergétique de la nature, et d’une quête de transformation intérieure de l’individu. Ainsi, des courants aussi divers que l’hermétisme de la Renaissance, l’alchimie, la kabbale ou certaines formes de mysticisme partagent cette quête d’un savoir intérieur permettant de déchiffrer les mystères de l’univers et de l’âme humaine.

L’égrégore : du mythe des veilleurs à la création psychique collective

Le terme égrégore, à la fois fascinant et énigmatique, possède une généalogie complexe. Son étymologie la plus communément admise le fait remonter au grec ancien egrêgoroi, signifiant « les veilleurs » ou « les vigilants ». Cette référence mythique puise sa source dans le Livre d’Hénoch, un texte apocryphe qui décrit les Egrêgoroi comme des anges déchus ayant instruit l’humanité en des arts interdits. Cependant, l’usage moderne et occultiste du concept tel que nous le connaissons émerge bien plus tard, principalement au XIXe siècle, popularisé par des figures de l’ésotérisme occidental comme Papus (Gérard Encausse). C’est dans ce creuset que la notion se détache de son ancêtre biblique pour devenir un outil conceptuel central décrivant la puissance psychique collective.

Pour bien cerner cette force subtile, il est utile de la considérer sous plusieurs angles complémentaires. Premièrement, un égrégore peut être défini comme une forme-pensée collective, une entité psychique ou un champ morphogénétique né de la convergence répétée et intense des émotions, des volontés et des idées d’un groupe. Deuxièmement, il est souvent perçu comme un être astral artificiel, une création issue des plans subtils qui, une fois « nourrie » suffisamment, acquiert une certaine autonomie et peut influencer en retour ses créateurs. Enfin, une troisième définition le voit comme une mémoire énergétique, une accumulation et une structuration durable des émanations psychiques d’une communauté, agissant comme un réservoir de force et une matrice identitaire.

Il est crucial de distinguer l’égrégore de concepts voisins, tout en reconnaissant les passerelles. Un archétype jungien est une structure psychique universelle et innée, tandis que l’égrégore est une construction collective, historique et évolutive. Un esprit ou une divinité est traditionnellement considéré comme une entité consciente et souveraine, alors que l’égrégore est d’origine humaine, bien qu’il puisse en mimer les attributs. Le terme anglo-saxon de « thought-form » (forme-pensée) est sans doute le plus proche, mais il s’applique souvent à des créations individuelles ou de plus petite échelle. L’égrégore, lui, est intrinsèquement lié à la dynamique et à la durée d’un groupe.

Ce concept a été formalisé et exploité dans plusieurs courants ésotériques et initiatiques. La franc-maçonnerie évoque souvent l’égrégore de la loge, cette ambiance particulière et la force de travail créée par la réunion rituelle des frères. Dans le martinisme et les traditions qui en découlent, la notion est centrale pour comprendre l’influence des cercles de prière ou de travail spirituel. En magie cérémonielle ou en magie de groupe, la création consciente d’un égrégore est une étape clé pour canaliser les volontés vers un objectif commun, qu’il soit de protection, de guérison ou d’influence. Ainsi, de la légende des Veilleurs aux pratiques magiques contemporaines, l’égrégore se révèle être une clé essentielle pour comprendre les forces invisibles qui lient et animent toute communauté humaine engagée dans une quête partagée.

L’alchimie de la création : comment naît et vit un égrégore ?

La naissance d’un égrégore est un processus subtil et puissant, comparable à une alchimie de l’esprit collectif. Il émerge lorsque plusieurs individus focalisent leur attention, leur émotion et leur intention sur une même idée, un symbole ou un idéal commun. Cette convergence énergétique, soutenue par la répétition et l’intensité, agit comme un catalyseur. Peu à peu, la pensée partagée cesse d’être une simple abstraction pour acquérir une autonomie vibratoire, se densifiant dans les plans subtils. Une fois « éclos », l’égrégore entretient sa propre existence par un échange symbiotique avec ses membres. Il se nourrit de la foi, de l’engagement et des pratiques rituelles du groupe, tandis qu’en retour, il influence les pensées, renforce les croyances et procure un sentiment d’appartenance et de puissance à ses participants. Ainsi, comme une flamme qui s’auto-alimente, un égrégore vit et grandit grâce à l’énergie constante qui lui est dédiée, façonnant à la fois la réalité collective et le parcours intime de chacun de ses créateurs.

Le processus de création d’un égrégore : de l’idée à l’entité autonome

La création d’un égrégore, cette forme-pensée collective dotée d’une certaine autonomie, suit un processus précis comparable à la naissance et à la croissance d’un être vivant. Tout commence par le germe intentionnel, une idée fondatrice claire et un objectif commun partagé par un noyau d’individus. Qu’il s’agisse de l’idéal de fraternité et de perfectionnement personnel pour une loge maçonnique, d’une nouvelle révélation spirituelle pour un mouvement religieux, ou d’une vision disruptive du marché pour une marque comme Apple, cette intention première est le code génétique de l’égrégore. Vient ensuite la phase cruciale de l’alimentation rituelle et symbolique. Par des rites répétés, des symboles sacralisés, des mantras ou des prières, les membres structurent et canalisent l’énergie collective. Le rituel d’ouverture des travaux en loge, la récitation commune d’un credo, ou le lancement ritualisé d’un produit avec son design iconique servent tous à « sculpter » l’égrégore et à renforcer son identité. Cette forme ne prend vie que grâce au carburant émotionnel que les participants y injectent. La foi, la ferveur, la passion partagée, mais parfois aussi une peur ou une colère commune, animent l’entité et lui confèrent sa puissance. Enfin, arrive le stade de l’autonomisation et de la pérennisation. L’égrégore, désormais assez fort, devient indépendant de ses créateurs initiaux. Il est capable d’attirer de nouveaux membres par sa simple présence ou son rayonnement, et se nourrit de l’énergie de leurs croyances et pratiques pour subsister, voire grandir, parfois bien au-delà de la vie de ses fondateurs, comme en témoignent les institutions ou les marques qui traversent les siècles ou les décennies.

Une typologie des égrégores : des forces au service de la lumière ou de l’ombre

Les égrégores, ces entités psychiques collectives, ne sont pas monolithiques. Leur nature et leur influence varient considérablement selon l’intention et l’énergie qui les ont engendrées, permettant d’établir une typologie fondamentale. D’un côté, on trouve les égrégores lumineux ou constructifs. Ils naissent de collectifs animés par des idéaux élevés d’entraide, de compassion, de recherche de vérité ou de guérison. Pensez à l’énergie palpable lors d’une méditation de groupe pour la paix, à la cohésion fraternelle d’un ordre initiatique dédié à l’élévation spirituelle, ou même à la ferveur positive d’une communauté artistique. Ces égrégores agissent comme des amplificateurs de bien-être, offrant soutien, inspiration et un sentiment d’appartenance à leurs membres, tout en rayonnant une influence bénéfique dans le monde subtil. À l’opposé se dressent les égrégores obscurs ou dévoreurs. Ils se nourrissent des énergies basses comme la peur, la haine, le fanatisme ou l’avidité collective. Les dogmes intolérants, les nationalismes extrêmes ou les cercles dominés par la cupidité peuvent en être le terreau. Ces entités parasitent la libre pensée, renforcent les préjugés et maintiennent les individus dans un état de dépendance et de vibration inférieure, aspirant leur énergie vitale pour se perpétuer. Entre ces deux pôles existe un vaste spectre d’égrégores neutres ou mixtes, comme ceux liés à une entreprise, une équipe sportive ou une nation, dont la nature dépendra de l’évolution des valeurs et des actions du groupe. Comprendre cette typologie est crucial : elle nous invite à une vigilance consciente sur les collectifs que nous fréquentons et les énergies auxquelles nous nous lions, car nous nourrissons autant l’égrégore qu’il nous influence en retour.

Naviguer dans le paysage invisible : comprendre la nature des égrégores

Dans l’étude ésotérique, les égrégores sont bien plus que de simples « entités collectives ». Il s’agit de champs de force psychiques et énergétiques, nourris par les pensées, les émotions et les intentions récurrentes d’un groupe. Pour les appréhender avec justesse, il est crucial de dépasser le jugement binaire et d’adopter une grille de lecture plus nuancée, basée sur leur nature intrinsèque, leur fonction et leur influence globale. On peut ainsi distinguer plusieurs catégories principales. Les égrégores dits « positifs » ou élévateurs sont structurés autour d’intentions tournées vers le bien commun, comme l’entraide, la transmission de connaissances sacrées, la guérison ou la protection. Pensez à l’égrégore cohésif d’un ancien ordre de chevalerie dédié à la défense des faibles, ou à celui, nourrissant, d’une communauté de praticiens en soins énergétiques. À l’opposé, les égrégores « négatifs » ou limitants se nourrissent et entretiennent des énergies de peur, de contrôle, de division ou de dépendance affective. L’égrégore étouffant d’une secte, le champ de force polarisant d’une idéologie fanatique ou la vague de panique collective en sont des archétypes. Entre ces deux pôles existent les égrégores « neutres » ou fonctionnels, souvent liés à une identité ou un objectif pratique partagé, comme l’esprit de corps d’une nation, la ferveur d’une équipe sportive ou la culture d’une entreprise. Il est essentiel de saisir qu’une même structure (une religion, une nation) peut abriter différents types d’énergies égrégoriques, qui fluctuent selon l’intention dominante de ses membres à un instant T. Cette dynamique complexe nourrit d’ailleurs un grand récit ésotérique : celui du combat ou de la recherche d’équilibre entre forces lumineuses et obscures. Ce « grand jeu » invisible, souvent symbolisé par l’archétype de la Lumière affrontant les Ténèbres, illustre la lutte perpétuelle entre les égrégores qui libèrent la conscience et ceux qui cherchent à l’enchaîner ou à la fragmenter.

L’influence invisible : comment les égrégores façonnent nos vies

Imaginez une force psychique collective, une entité énergétique nourrie par les pensées, les émotions et les croyances d’un groupe. C’est l’égrégore, un concept ésotérique puissant qui agit comme une matrice invisible influençant profondément nos choix et notre réalité. Ces formes-pensées se cristallisent autour de tout groupe structuré : une nation, une entreprise, une équipe sportive, une communauté religieuse ou même les followers d’une tendance sur les réseaux sociaux. Chaque fois que nous adhérons consciemment ou inconsciemment à un système de valeurs, nous nous « branchons » sur son champ énergétique. L’égrégore nous renvoie alors une force de cohésion, un sentiment d’appartenance et des schémas de pensée préétablis. C’est lui qui explique la ferveur palpable lors d’un concert, la solidarité instinctive au sein d’une équipe en difficulté, ou la propagation rapide d’une mode. Cependant, cette influence est à double tranchant. Si un égrégore positif peut nous porter vers le succès et l’harmonie, un égrégore nourri par la peur, la colère ou le dogmatisme peut limiter notre libre-arbitre, nous enfermer dans des préjugés et générer des comportements de masse. Prendre conscience de ces architectures invisibles est le premier pas pour interagir avec elles de manière lucide, choisir à quelles énergies collectives nous souhaitons nous associer, et ainsi reprendre la main sur la façon dont nous façonnons, à notre tour, le monde subtil qui nous entoure.

Le dialogue invisible : comment nous façonnons et sommes façonnés par les égrégores

Dans le domaine des énergies subtiles, un égrégore fonctionne comme une entité psychique collective, née et entretenue par les pensées, émotions et croyances convergentes d’un groupe. Le mécanisme fondamental est un échange d’influence réciproque : chaque individu contribue, consciemment ou non, à alimenter cette forme-pensée par son attention et son intention. En retour, l’égrégore consolidé émet une influence subtile qui modèle les perceptions, les ressentis et même les destins des membres du groupe. C’est une boucle de rétroaction énergétique où le créateur devient l’influencé.

Les manifestations de cette influence sont tangibles dans notre expérience quotidienne. Au sein d’un égrégore positif (comme un groupe de soutien bienveillant ou une communauté spirituelle authentique), l’individu peut ressentir un soutien et une amplification de ses propres qualités : un sentiment de force partagée, des élans d’inspiration soudains, une guidance intuitive, et même des synchronicités favorables qui semblent faciliter son chemin. À l’inverse, un égrégore négatif ou limitant (lié à une idéologie fanatique, un milieu toxique ou une addiction collective) exerce un effet de contrôle et de limitation. Il peut se manifester par des pensées répétitives et intrusives, des schémas comportementaux imposés, une perte progressive de l’esprit critique et un profond épuisement énergétique. Dans les deux cas, un puissant sentiment d’appartenance et d’identité émerge, créant l’impression de faire partie d’un tout et de baigner dans une « atmosphère » psychique unique, avec son langage, ses codes et ses émotions dominantes.

Il est crucial de réaliser que nous baignons en permanence dans de multiples égrégores, souvent à notre insu. L’égrégore familial imprime ses schémas, l’égrégore professionnel diffuse sa culture d’entreprise, tandis que les égrégores nationaux ou religieux influencent nos valeurs profondes et nos réactions automatiques. Prendre conscience de ce paysage énergétique est le premier pas vers une relation plus consciente et choisie avec ces forces collectives, permettant de s’en nourrir positivement tout en préservant son libre arbitre et son intégrité personnelle.

Devenir un magicien conscient : créer, alimenter et se libérer

Devenir un magicien conscient, c’est bien plus qu’apprendre des rituels ; c’est incarner la compréhension profonde que nous sommes les architectes de notre réalité. Cette voie repose sur un cycle dynamique en trois phases. Tout commence par créer : c’est l’art de l’intention pure. Le magicien conscient apprend à formuler ses désirs avec clarté, à les visualiser et à les ancrer, non pas comme un souhait passif, mais comme un acte de volonté qui imprime l’énergie dans le champ des possibles. Vient ensuite la phase cruciale d’alimenter cette création. Ici, la magie devient une pratique quotidienne : elle se nourrit par la foi inébranlable, par des actions alignées dans le monde physique, et par la gestion consciente de ses émotions et de ses pensées, qui sont le carburant subtil de toute manifestation. Enfin, le point d’équilibre le plus subtil et le plus puissant : se libérer. Le véritable magicien sait lâcher prise sur le résultat, faisant confiance au processus et à l’intelligence de l’univers. Cette libération n’est pas un abandon, mais un acte de grâce qui dissout l’attachement et l’anxiété, permettant à la graine plantée de germer librement selon sa propre sagesse. Ainsi, créer, alimenter et se libérer forment une spirale ascendante de maîtrise personnelle, où l’on passe de la simple manipulation d’énergies à une co-création consciente et harmonieuse avec le flux de la vie.

L’art conscient de l’égrégore : créer, libérer et se protéger

Partie 1 : créer ou rejoindre un égrégore de manière éthique et consciente

Engager une relation avec un égrégore – cette forme-pensée collective nourrie par les émotions, croyances et intentions d’un groupe – est un acte de puissance spirituelle qui exige une clarté absolue. Pour créer ou intégrer un tel champ énergétique de manière éthique, tout commence par la clarification de l’intention et de l’idéal de départ. Quel est le but supérieur ? S’agit-il de guérison, de création artistique, de dévotion ou de connaissance ? Cette intention, pure et bien définie, sert de pierre angulaire et de filtre vibratoire. Ensuite, il est crucial de mettre en place des rituels, symboles et règles claires qui matérialisent et canalisent cette intention. Ces structures – qu’il s’agisse d’un salut, d’un sigile, d’un code éthique ou d’une pratique méditative commune – agissent comme le squelette de l’égrégore, lui donnant forme et cohérence. Enfin, la pérennité et la qualité du champ dépendent de la capacité du groupe à maintenir une haute qualité vibratoire par la discipline et la pureté d’intention. Chaque participant doit veiller à nourrir l’égrégore avec des émotions constructives et un focus renouvelé, évitant les egos, les conflits non résolus et les intentions cachées qui pourraient le corrompre.

Partie 2 : identifier et se libérer d’un égrégore négatif ou limitant

Certains égrégores, souvent issus de dogmes rigides, de relations toxiques ou de systèmes oppressifs, peuvent devenir des prisons énergétiques. Les signes d’un attachement nocif sont à reconnaître : pensées obsessives alignées sur la doctrine du groupe, une fatigue chronique inexplicable après les interactions, ou un sentiment subtil de perte de libre-arbitre et d’individualité. Pour s’en libérer, un processus conscient est nécessaire. Il débute par une prise de conscience et un recul critique sans complaisance. Viennent ensuite des techniques de rupture actives : un rituel de coupure des liens (Cord Cutting) visualisé ou pratiqué avec intention, des bains de purification énergétique (sel, fumigations), et un travail fondamental sur l’autonomie psychique pour reconquérir son propre espace mental. Le discernement est ici l’outil le plus précieux ; il permet de différencier un engagement bénéfique d’un asservissement subtil.

Partie 3 : se protéger des influences indésirables

Dans un monde saturé d’influences collectives, cultiver sa souveraineté énergétique est une compétence essentielle. La protection commence par des pratiques quotidiennes d’ancrage et de centrage – comme la connexion à la terre (earthing) ou la méditation sur le cœur – qui stabilisent votre propre fréquence et vous rendent moins « perméable ». La construction de boucliers énergétiques conscients, via la visualisation d’une lumière protectrice ou l’utilisation d’intentions claires (« Seules les énergies alignées avec mon plus haut bien peuvent m’influencer »), est une défense proactive. Des talismans de protection chargés de votre volonté (une pierre, un bijou) peuvent servir de rappels et d’amplificateurs. Enfin, l’objectif ultime n’est pas de vivre dans une forteresse, mais de cultiver son propre champ énergétique avec une telle force et une telle clarté que les influences basses ou discordantes n’y trouvent tout simplement plus de résonance. C’est l’état de souveraineté spirituelle, où vous choisissez consciemment les égrégores auxquels vous participez, sans jamais être choisi par eux.

De la force collective à la création consciente : maîtriser l’égrégore

Au-delà des simples croyances, l’égrégore est une force réelle et tangible, une entité psychique façonnée et nourrie par la conscience collective. Cette énergie unifiée, issue de la convergence des pensées, des émotions et des intentions d’un groupe, possède une puissance considérable, véritable épée à double tranchant. Elle peut tout autant élever et soutenir que limiter et asservir, selon la nature des vibrations qui l’alimentent. Cette compréhension nous confère une responsabilité immense, que nous pratiquions un art magique ou que nous évoluions simplement dans notre vie quotidienne. Chaque parole, chaque pensée, chaque action empreinte de colère, de peur, mais aussi d’amour ou d’espoir, participe activement à la création et au renforcement des champs énergétiques qui nous entourent, influençant subtilement notre réalité commune.

Prendre conscience de ce mécanisme est la première étape pour sortir d’un état de passivité. Maîtriser le concept d’égrégore est une clé fondamentale pour cesser de subir les influences ambiantes et devenir un créateur conscient de sa réalité et de son environnement. Il s’agit d’apprendre à observer les courants de pensée dans lesquels nous baignons, à discerner ceux qui nous élèvent de ceux qui nous diminuent, et de choisir délibérément où placer notre attention et notre énergie. Cette vigilance transforme l’individu d’un simple contributeur passif en un architecte actif du monde subtil.

Enfin, cette perspective ouvre une vision inspirante sur notre évolution spirituelle collective. Les égrégores, lorsqu’ils sont intentionnellement guidés par la sagesse, la bienveillance et un amour impersonnel, deviennent bien plus que des champs de force. Ils se transforment en tremplins puissants, facilitant l’accès à des états de conscience élargis et harmonieux. En cultivant consciemment des égrégores positifs – dans nos familles, nos communautés ou nos cercles de pratique – nous ne façonnons pas seulement notre présent, nous participons à l’émergence d’une réalité collective plus lumineuse, où la force du nombre est canalisée vers l’élévation de tous. L’invitation est lancée : observez, choisissez, et créez avec intention. Votre conscience est le premier outil de cette alchimie collective.

Conclusion : l’égrégore, un outil de puissance et de responsabilité

En conclusion, l’égrégore se révèle bien plus qu’un simple concept ésotérique ; c’est un outil de création collective d’une puissance redoutable. Qu’il émane d’une communauté spirituelle, d’une entreprise ambitieuse ou d’un mouvement social, il agit comme un amplificateur de volonté et un accélérateur de manifestation. Cette force, cependant, n’est pas neutre. Elle porte en elle une double exigence : celle de la clarté d’intention et celle de la responsabilité éthique. Nourrir un égrégore demande une discipline consciente, car les énergies et les pensées qui l’alimentent déterminent sa nature et son influence sur ses membres comme sur le monde. Le véritable pouvoir ne réside donc pas seulement dans la capacité à en créer ou à en rejoindre un, mais dans le discernement à choisir ceux que l’on soutient et dans la vigilance à préserver son libre arbitre au sein de ces champs d’influence collectifs. Comprendre les égrégores, c’est finalement saisir une clé fondamentale de la dynamique humaine : nous sommes des créateurs interdépendants, et nos réalités partagées sont le fruit de nos focalisations et de nos croyances communes. En assumant cette responsabilité créatrice, nous pouvons œuvrer à bâtir des égrégores porteurs de lumière, d’harmonie et d’évolution, transformant ainsi une force occulte en un levier conscient pour le bien individuel et collectif.

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